Quand la Chine gronde, Google Book tremble ! (et change les règles du jeu)
On apprend en lisant cet article sur le site Chine Informations que Google reconnaîtrait avoir numérisé 20 000 ouvrages chinois protégés à partir des fonds des bibliothèques américaines.
Cette révélation intervient à la suite d’une vague de protestations émanant des auteurs chinois, à laquelle Google a répondu en proposant un règlement amiable sur la base des dispositions de l’accord négocié aux Etats-Unis avec les auteurs et éditeurs américains (indemnisation de 60 $ par livre).
Mais l’information la plus importante n’est pas là. L’article de Chine Informations nous indique que le directeur de Google Books pour l’Asie Pacifique
”(…) remettra à l’association une liste complète des ouvrages chinois reproduits le 16 novembre”.
Phrase en apparence anodine, mais très importante. Car il s’agit d’un commencement de renversement de la logique de l’opt-out mise en oeuvre par Google. Normalement, Google accepte de retirer des ouvrages scannés à condition que les titulaires de droits le saisissent d’une demande en ce sens accompagnée de la liste des références concernées.
Ici Google accepte de dresser lui-même cette liste pour atténuer la colère du dragon chinois !
Mais ce qu’il a accepté de faire pour les uns devrait être effectué pour tous les autres éditeurs et auteurs de tous les pays. Tâche herculéenne sur laquelle même un géant de l’information comme Google se casserait les dents !
Notons pour finir que la question du nombre des ouvrages scannés par Google et de leur identification était l’un des points les plus brûlants des débats qui ont eu lieu lors de l’audience du procès Google/La Martinière en France le 24 septembre dernier.




