Si la nature a rendu moins susceptible que tout autre chose d’appropriation exclusive, c’est bien l’action du pouvoir de la pensée qu’on appelle une idée, qu’un individu peut posséder de façon exclusive aussi longtemps qu’il la garde pour lui ; mais au moment où elle est divulguée, elle devient la possession de tous, et celui qui la reçoit ne peut pas en être dépossédé. […] Celui qui reçoit une idée de moi reçoit un savoir sans diminuer le mien ; tout comme celui qui allume sa bougie à la mienne reçoit la lumière sans me plonger dans la pénombre. […] Les inventions, par nature, ne peuvent donc être sujettes à la propriété.
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Thomas Jefferson, cité par Florent Latrive, in Du bon usage de la piraterie, 2004, page 32.
[Merci à Aurélia]


