La licence Beerware : l’avenir du copyright ?
La licence Beerware peut être considérée comme l’aboutissement de la réflexion sur le copyleft et une alternative tangible au système de la propriété intellectuelle.
Elle s’enracine philosophiquement dans une conception de l’échange compris comme don et contredon et dans un calembour prophétique de Richard Stallman :
“Free software is a matter of liberty, not price. To understand the concept, you should think of free as in free speech, not as in free beer…”
Du point de vue de la technique juridique, la licence Beerware s’avère aussi simple qu’efficace. Elle prévoit que la réutilisation est possible à condition de payer une bière au créateur initial lorsque l’occasion s’en présentera.
* "THE BEER-WARE LICENSE" (Revision 42):
<phk@FreeBSD.ORG> wrote this file. As long as you retain this notice you
can do whatever you want with this stuff. If we meet some day, and you
think this stuff is worth it, you can buy me a beer in return
Poul-Henning Kamp
---------------------------------------------------------------------------
Pour un exemple particulièrement convaincant d’utilisation on pourra se reporter à la mention du blog Drapeau noir :
Internet n’est pas une zone de non-droit et ce blog se soumet aux règles.
Cet espace a trouvé sa licence, il est déclaré sous Beerware.
End user : be careful, the contain of this space is under Beerware licence.
Attention : il convient de ne pas confondre la licence Beerware avec la bière libre. Deux choses différentes, bien que l’on puisse imaginer qu’une bière libre soit placée elle-même sous licence Beerware.
Il se produit alors un surprenant “effet viral” puisque l’utilisateur de la bière est obligé de payer un coup en retour et ainsi de suite, jusqu’au coma éthylique.
A la votre…




