Ce schéma, montrant la maigre place économique du créateur lui-même, illustre une des raisons pour lesquelles la notion de droit d’auteur (plutôt française et en partie européenne) me semble trompeuse par rapport à celle (anglo-saxonne) de copyright. Ce dernier mot signifie droit de copie, et tel est l’enjeu économique réel de la propriété intellectuelle dans le domaine littéraire et artistique. Le « droit d’auteur » a dès le départ été lié à des monopoles d’édition, d’impression et de distribution. La fameuse « chaîne du livre » mérite son nom : elle enchaîne l’auteur dans un système multipliant les intermédiaires pour atteindre le lecteur.



